En pleine réflexion sur un futur road trip de 2 semaines au Costa Rica? Embarquez avec nous dans notre itinéraire de 15 jours à travers ce pays aux multiples facettes ! Entre jungles verdoyantes, volcans encore actifs, chutes d’eau aux teintes bleues, plages sauvages et faune et flore diversifiée, il est impossible de s’ennuyer sur ce bout de continent, et nous allons vous le démontrer.
En tant qu’amoureux de la nature sauvage et complètement gaga des animaux, c’était une destination de choix pour nous ! Nous avons donc préparé ce voyage avec minutie afin de faire de ce circuit de 2 semaines une réussite… Et c’en fut une !
Mais maintenant que ce super voyage est terminé, nous souhaitons partager cela et aider d’autres voyageurs à préparer eux même leur itinéraire de 2 semaines au Costa Rica. Du parc national Corcovado, au volcan Tenorio, en passant par la Péninsules de Nicoya, découvrez toutes les étapes de notre road trip ainsi que diverses informations et conseils pratiques. Alors, prêt à embarquer au pays des paresseux ? C’est ici que ça se passe !
Bien préparer votre road trip au Costa Rica
Quand visiter le Costa Rica ?
Le Costa Rica bénéficie de deux climats principaux : la saison sèche et la saison des pluies.
La saison sèche (décembre à avril)
C’est la période la plus populaire pour visiter le Costa Rica. Les journées sont chaudes et ensoleillées, avec des températures qui varient entre 25 et 35°C, et les pluies sont rares, surtout en janvier et février, sur la côte ouest.
Cette période sèche est un peu plus courte sur la côte Caraïbe (de décembre à mars) que sur la côte pacifique, mais c’est tout de même le meilleur moment pour découvrir cette région. En effet, l’est de la nation connaît des pluies plus régulières tout au long de l’année, l’humidité reste donc relativement élevée, mais la météo est tout de même plus clémente qu’à la période des pluies.
À savoir que les zones montagneuses sont également plus sujettes aux nuages, à la pluie et aux températures plus fraîches, même pendant la période sèche.
La saison des pluies (mai à novembre)
Pendant cette époque de l’année, le Costa Rica reçoit une grande partie de ses précipitations annuelles, et le temps peut être plus imprévisible. Cela ne veut pas dire qu’il pleut tout le temps, mais généralement, il y a des averses l’après-midi, surtout en montagne ou dans les zones proches de la forêt tropicale.
Mais cela peut être un bon moment pour éviter les foules et profiter des prix plus bas. Cependant, il peut y avoir des journées complètes de pluie, surtout en octobre et novembre. Les plages restent agréables mais certaines régions peuvent être moins ensoleillées qu’en période sèche.
Quelle saison privilégier pour voir les animaux ?
Lorsqu’il fait sec, vous pouvez observer une grande variété d’animaux. C’est le moment idéal pour voir des singes capucins et hurleurs, des toucans colorés, des iguanes, ainsi que des coatis se rassemblant autour des points d’eau. Les espèces migratrices, tels que les hérons, sont également plus présents, et les conditions sèches facilitent les observations dans les parcs nationaux. Les températures chaudes et les journées ensoleillées permettent des sorties en mer pour voir des baleines à bosse et des dauphins le long de la côte ouest.
Au moment des pluies, bien que la végétation plus dense rende l’observation parfois plus difficile, elle offre une autre facette de la faune costaricienne. Les grenouilles sont très actives, tout comme les serpents et autres reptiles, qui se cachent plus facilement dans la jungle humide. C’est également la période idéale pour observer des amphibiens et des insectes exotiques. Certaines espèces peuvent également être plus actives en raison de la densité de la forêt. Cependant, la pluie régulière et l’humidité rendent les randonnées plus difficiles, et l’abondance de végétation peut rendre certaines espèces moins visibles.
Pour ce qui est des tortues à Tortuguero, la période est de juillet à octobre. Sur la côte pacifique, la ponte se fait plutôt d’août à décembre. En revanche les baleines, elles, sont visibles de décembre à mars et de juillet à novembre.
Combien de jours faut-il prévoir pour un road trip au Costa Rica ?
La durée idéale dépend de vos envies et de votre rythme de voyage. Voici des exemples d’itinéraire en fonction du nombre de jours de voyage :
- 10 jours et moins : une première possibilité est de faire la côte ouest et une partie des terres, en excluant la péninsule de Nicoya. La seconde possibilité est de faire la côte ouest et une partie des terres en excluant la Péninsule d’Osa. La troisième possibilité est de faire la côte Caraïbe et une partie des terres. Nous vous déconseillons de mixer côte Pacifique et Caraïbe ensemble si vous avez moins de 10 jours, autant visiter des choses plus proches les unes des autres que de s’éparpiller de trop et de passer trop de temps sur les routes.
- 2 semaines : idéalement, nous vous conseillons 15 jours minimum pour voir les points les plus importants sur la côte ouest et dans les terres. Un bon exemple est l’itinéraire que nous avons fait et que nous détaillons juste après. Nous l’avons parcouru à un bon rythme, mais sans trop se presser non plus (début des visites à 9h au plus tard, et retour à notre hébergement pour 17h30 environ).
- 3 semaines et plus : c’est parfait pour mixer côte Caraïbes et Pacifique, ou tout simplement pour visiter plus en profondeur l’une des deux parties de cette magnifique contrée.
Votre choix dépend entièrement de vos envies personnelles. Par exemple, nous sommes très actifs et adorons découvrir un maximum de choses, mais si vous préférez mixer aventure et repos, il vous faudra sans doute plus de temps que nous pour faire ce même itinéraire.
Nous vous conseillons un minimum de 2 semaines pour visiter cette magnifique région car il y a tellement de choses à y faire et à voir, et tant qu’à y être, autant faire les choses bien et découvrir un maximum d’endroits!
Comment se rendre au Costa Rica ?
Se rendre au Costa Rica est relativement simple, car le pays est bien connecté à l’international. Voici les principales options pour y arriver :
En avion
L’option la plus courante pour arriver au Costa Rica est par avion. La région dispose de deux principaux aéroports internationaux :
- Aéroport international Juan Santamaría (SJO) à San José : c’est l’aéroport principal du pays, situé près de la capitale. La plupart des vols internationaux atterrissent ici. Il est possible d’y accéder avec des connexions directes depuis plusieurs grandes villes d’Amérique du Nord, d’Europe et d’autres destinations internationales.
- Aéroport international Daniel Oduber (LIR) à Liberia : cet aéroport est situé sur la côte ouest, dans la région de Guanacaste. De nombreux vols en provenance du Canada et des États-Unis arrivent ici, surtout pendant la période touristique.
Par voie terrestre depuis les pays voisins
Si vous prévoyez de visiter une nation voisine avant d’entrer au Costa Rica, voici comment faire:
- Depuis le Nicaragua : vous pouvez prendre un bus ou louer un véhicule depuis Managua (la capitale du Nicaragua) pour traverser la frontière et rejoindre San José ou d’autres destinations au Costa Rica pour environ 6 à 8 heures selon l’endroit où vous vous arrêtez.
- Depuis le Panama : des bus circulent également entre Panama City et San José, un trajet qui dure environ 10 à 12 heures.
Comment se déplacer au Costa Rica ?
Se déplacer au Costa Rica est relativement simple, et il existe plusieurs options de transport selon votre budget, le confort recherché et les endroits que vous souhaitez explorer.
Voiture
La voiture est le moyen de transport que nous vous recommandons le plus fortement. Cela vous offre plus de flexibilité et vous permet d’accéder facilement à des zones plus reculées. Bien que les routes soient globalement praticables, il y en a certaines plus sinueuses et dégradées, surtout lors de la période des pluies. Il est donc préférable de prendre un véhicule 4×4 si vous souhaitez vous aventurer un peu en dehors des sentiers battus.
Navettes privées
Les navettes privées sont une bonne option pour un transport plus confortable et direct, sans avoir à s’inquiéter des horaires des transports publics ou de la conduite. De nombreuses agences locales proposent des services de navette partagée ou privée. Cependant, cette option est plus coûteuse que les transports publics, mais elle offre un service personnalisé et plus rapide.
Les taxis et services de transport privé
Les taxis sont largement disponibles dans les principales villes du territoire. Ils sont pratiques si vous n’avez pas de véhicule de location ou que vous voulez un transport rapide pour un trajet court. Une autre option populaire dans les grandes villes est Uber, qui est souvent plus abordable que les taxis traditionnels. Cependant, pour des trajets plus longs, leurs prix peuvent vite monter.
Bus publics
Le réseau de bus public du Costa Rica est un moyen économique de se déplacer, particulièrement entre les grandes villes et les destinations touristiques populaires. Les bus sont bien développés, avec de nombreuses lignes reliant les principales régions du territoire. C’est une solution idéale pour les budgets limités, mais il faut s’attendre à des trajets parfois longs et peu confortables. Les horaires peuvent être imprévisibles, et les bus peuvent être bondés.
Louer et conduire une voiture au Costa Rica
Où louer sa voiture ?
Il existe de nombreuses agences de location présentes dans les aéroports principaux comme San José et Liberia, ainsi que dans les grandes villes touristiques. Des compagnies internationales comme Hertz, Avis, Enterprise et Budget sont disponibles. Mais il existe aussi des agences locales qui peuvent offrir des prix compétitifs. Pour notre part, nous sommes passés via Tout Costa Rica, qui est directement en contact avec différentes agences de location. Nous leur avons présenté notre besoin, et ils se sont chargés de trouver la meilleure offre possible pour nous.
Tout Costa Rica est un intermédiaire entre vous et les sociétés de location qui bénéficie de tarifs préférentiels. Nous vous recommandons fortement de réserver à l’avance, surtout pendant les périodes de vacances, car la demande est plus élevée. Plus vous attendez, moins vous trouverez de bonnes affaires. Avec Tout Costa Rica, il est dans tous les cas possible de modifier votre réservation sans frais. Vous ne devrez payer qu’au moment de la prise du véhicule. La plupart des agences exigent une carte de crédit et un permis de conduire valide.
Comment sont les routes ?
Bien que beaucoup de rumeurs circulent sur l’état des routes, celles-ci ne sont pas si catastrophiques que ce que l’on dit. Ces dernières années, beaucoup d’entre elles ont été refaites et bétonnées. Ce qui était vrai il y a 10 ans ne l’est plus actuellement. Les grands axes sont en bon état. Les axes secondaires pour accéder à des lieux touristiques sont aussi globalement en bon état, bien qu’il faille toujours faire attention à de potentiels nids de poules par-ci par-là.
Si vous souhaitez rejoindre des endroits un peu plus reculés, c’est là que ça se complique un peu. Vous pourriez tomber sur des routes bétonnées remplies de trous, ou sur des routes non bétonnées avec des trous et de la boue. C’est pour cela qu’il est recommandé de prendre un 4×4 et d’avoir une bonne assurance. Cependant, en conduisant prudemment, cela se fait assez facilement au final. Les pires routes que nous avons rencontrées sur notre itinéraire étaient celles aux alentours de Monteverde, celle pour rejoindre Bahia Drake et celle pour rejoindre Playa Real.
Conduire au Costa Rica : est-ce difficile ?
Au-delà de l’état des voies routières, les règles de circulation sont plus ou moins similaires à celles qu’on connaît et les règles sont plus ou moins respectées par les locaux. Étant partis en République dominicaine un an auparavant, il n’y a pas photo: la conduite dominicaine est bien plus dangereuse comparée à la conduite costaricaine! Nous étions tellement plus détendus sur les routes du Costa Rica!
Finalement, le plus difficile est de conduire dans le noir. Là, tout devient un peu plus dangereux. Les bandes phosphorescentes au sol sont absentes ou très peu visibles et les routes ne sont généralement pas éclairées par des lampadaires, sauf en ville. Ainsi, lorsque vous croisez un véhicule avec ses phares allumés, vous êtes éblouis et vous n’avez quasi plus de repère pour voir la direction à prendre. Il faut donc conduire beaucoup plus lentement et être hyper attentif, ce qui fatigue vite. Nous vous conseillons donc de calculer votre itinéraire en faisant en sorte de ne pas conduire après le coucher du soleil.
Quelles sont les formalités d’entrée au Costa Rica ?
Les formalités d’entrée sont assez simples pour les voyageurs venant de nombreuses nations :
- Passeport: les voyageurs doivent être en possession d’un passeport valide et non endommagé. Il doit être valable au moins six mois après la date d’entrée dans le pays.
- Visa: les ressortissants de la plupart des pays européens, par exemple, n’ont pas besoin de visa pour des séjours touristiques de moins de 90 jours. Si vous venez d’un autre pays, il est important de vérifier les exigences spécifiques concernant le visa avant votre départ. Certaines nationalités peuvent avoir des conditions différentes.
- Preuve de sortie: il est obligatoire d’avoir un billet retour ou un billet prouvant la continuation de votre voyage vers un autre pays. Les agents peuvent demander de prouver que vous quittez le territoire avant la fin de la période autorisée (généralement 90 jours). Ayez avec vous les documents justifiant votre départ, que ce soit un billet d’avion retour ou un autre moyen de transport.
- Immigration : à votre arrivée au Costa Rica, vous devrez passer par l’immigration afin de répondre à quelques questions (adresse de séjour, informations sur le vol retour,…). Lorsque nous y sommes passés, ce fut très rapide.
Où loger au Costa Rica ?
Le Costa Rica offre une grande diversité de logements pour tous les types de voyageurs, que vous soyez en solo, en couple, en famille ou entre amis. De l’hôtel de luxe au camping en passant par des locations privées ou des écolodges, il y a de nombreuses options pour répondre à toutes les attentes, que ce soit en termes de confort, de prix ou d’expérience.
Pour trouver un logement, vous pouvez utiliser des sites de réservation comme Booking.com ou Airbnb. C’est d’ailleurs comme ça que nous avons fait pour réserver les nôtres. Mais pensez à faire cela bien à l’avance, surtout pendant la haute saison touristique, car les logements partent vite et vous risquez de payer plus cher.
Faut-il une assurance pour voyager au Costa Rica ?
Bien qu’une assurance voyage ne soit pas obligatoire pour entrer au Costa Rica, il est fortement recommandé d’en souscrire une. Cela vous permet de couvrir des potentiels frais médicaux en cas d’urgence, car bien que le Costa Rica offre de bons soins de santé, les frais peuvent être élevés pour les étrangers. L’assurance peut aussi couvrir des imprévus comme l’annulation de vol, la perte de bagages ou le vol d’effets personnels. Si vous prévoyez de faire des activités de plein air ou sportives, une couverture est également importante, car certaines activités comportent des risques. Pensez aussi à l’assurance voiture si vous en louez une sur place. De notre côté, nous avions décidé de prendre l’assurance 0 franchise avec Hertz (via l’intermédiaire Tout Costa Rica). Cela nous a permis d’être plus tranquille sur la route, les accidents peuvent vite arriver.
Qu’emporter avec soi pour être bien équipé pour un road trip au Costa Rica ?
Vêtements en suffisance et chaussures adéquates
Lorsque vous préparez votre valise, pensez au climat changeant et aux excursions que vous allez faire. Entre les plages, les forêts humides, les soirées plus fraîches, les randonnées au soleil et les activités sportives, vous devez avoir les vêtements adéquats. Les températures en journée sont plutôt élevées, il vous faudra donc des t-shirts à manches courtes respirants. Prenez-en suffisance. Prenez des shorts également.
Pour les forêts humides et certaines activités, il est recommandé d’avoir les jambes couvertes, pensez donc à prendre des pantalons légers dans lesquels vous êtes à l’aise pour bouger et qui respirent. Il peut aussi être utile d’avoir quelques hauts à manches longues pour aller dans les zones où les moustiques sont plus présents. Privilégiez toujours des tissus qui sèchent rapidement puisque le temps peut être très humide par endroit, et vous pourriez transpirer par moment. Prévoyez aussi un petit gilet pour les soirées plus fraîches.
Puisque le temps est toujours incertain, emportez une veste de pluie avec vous. Et si vous voyagez en saison des pluies, prenez des pantalons imperméables en plus, voir un parapluie compact.
Quant aux chaussures, nous vous recommandons vivement des chaussures de marche fermées pour tout ce qui se fait dans les bois ou dans les parcs, car certains sentiers ne sont pas toujours si facile. Prenez une petite paire de baskets ou de sandales pour la ville. Et bien sûr, n’oubliez pas vos tongs pour la plage (et votre maillot aussi d’ailleurs)! Une casquette ou un chapeau pourra vous être bien utile également.
Trousse de secours
Il est important d’emporter une trousse de secours complète. Elle doit inclure des pansements, des compresses stériles, des désinfectants, des antiseptiques, des bandes de maintien et des ciseaux. N’oubliez pas les médicaments de base (antalgiques, antidiarrhéiques, antihistaminiques), du répulsif anti-moustiques et une crème solaire à haute protection. Enfin, si vous avez des traitements personnels, ne les oubliez pas et gardez-les bien à portée de main.
Carte routière et guide papier
Emporter des cartes routières et des livres de voyage papier lors de votre périple au Costa Rica peut être utile, surtout si vous explorez des régions plus reculées où la couverture réseau peut être limitée. On vous l’accorde, les cartes papiers c’est vieux jeu… Mais sachez que vous pouvez télécharger les cartes routières Google Maps en hors ligne sur votre téléphone avant de partir. Ainsi, vous aurez toujours accès à des itinéraires et à des informations en cas de besoin, même sans connexion internet. L’extrême majorité du temps, Google Maps en hors ligne a été très utile pour nous. Cependant, il se peut qu’il vous emmènent sur des routes secondaires. Dans ce cas là, Waze est toujours d’un bon secours.
Documents et argent
Pour votre voyage au Costa Rica, il est important de prendre avec vous quelques documents essentiels : votre passeport (valide au moins six mois après la date d’entrée), un billet qui prouve votre intention de quitter le territoire, ainsi que des copies de ces documents en cas de perte ou de vol. Certains endroits éloignés peuvent ne pas accepter de cartes, il est donc recommandé de prendre un peu d’argent liquide avec vous au cas où. Ne faites surtout pas l’erreur de retirer de l’argent dans un bureau de change à l’aéroport car les taux ne sont vraiment pas intéressants. La meilleure solution est de retirer de l’argent dans un distributeur avec votre carte, vous y perdrez moins au change.
Adaptateurs
Au Costa Rica, les prises sont de type A et B, similaires à celles utilisées aux États-Unis. Si vos appareils sont conçus pour des prises européennes (type C, E ou F), vous aurez besoin d’un adaptateur pour pouvoir les brancher..
Autres informations pratiques
Comment payer sur place ?
La monnaie locale est le colón costaricien (CRC), mais le dollar américain est très largement utilisé, surtout dans les zones touristiques. Vous pouvez opter pour une combinaison de liquide et de carte de crédit. Il est recommandé d’avoir un peu de liquide en colones pour les petits achats ou dans les endroits où seules les espèces sont acceptées. Les cartes de crédit, surtout Visa et MasterCard, sont couramment utilisées dans les hôtels, restaurants et magasins. Assurez-vous de prévenir votre banque de votre déplacement à l’étranger pour éviter tout blocage de votre carte.
Forfait téléphone, réseau, carte sim et data
Si vous voulez éviter les frais internationaux, il est souvent recommandé d’acheter une carte SIM locale à votre arrivée. Plusieurs opérateurs le proposent. Vous pouvez opter pour un forfait incluant des appels locaux, des SMS et des données, ce qui vous permettra de rester connecté ou même appeler en cas de besoin. Si vous préférez ne pas changer de carte SIM, assurez-vous d’avoir un forfait téléphonique international. L’option la plus pratique et que nous utilisons pour chaque voyage est la carte SIM virtuelle qui permet de souscrire à un forfait de données sans carte physique. Si votre appareil est compatible avec la technologie eSIM, vous pouvez acheter un forfait de données avant votre départ ou à votre arrivée, via un fournisseur en ligne.
Pour ce voyage-ci, nous sommes passés Saily, et nous avons payé 22 $ US pour 7GB de données mobiles. Nous vous le conseillons car nous n’avons eu aucun souci, mais pensez à l’acheter un peu à l’avance car il peut vous falloir jusqu’à 2 jours pour qu’ils traitent votre paiement. Sachez que le réseau n’est pas présent partout, pensez-y (et téléchargez vos cartes hors ligne).
Réservation des parcs et activités
Nous vous recommandons fortement de préparer et réserver vos activités à l’avance. Certains parcs nationaux limitent le nombre de visiteurs par jour, il est donc important de réserver en avance au risque d’arriver sur place et de ne pas pouvoir y accéder. Il est même préférable de vous y prendre bien à l’avance car les places peuvent partir vite, surtout en haute saison. Par exemple, Manuel Antonio, victime de son succès, est l’un des parcs ou la réservation en avance est indispensable. Pour ce qui est des excursions, guidées ou non, il en va de même. Par exemple, les croisières aux baleines ou les excursions au parc national Corcovado en haute saison sont vite remplies.
Les réservations peuvent être faites en ligne directement via les sites des parcs ou auprès d’agences locales. Si jamais, au moment de réserver un parc, vous voyez qu’il est complet, sachez qu’il est parfois possible d’y accéder en payant un tour avec un accompagnateur. En revanche, certaines activités ou lieux moins fréquentés peuvent parfois être accessibles sans réservation préalable, mais il vaut toujours mieux vérifier à l’avance pour éviter de manquer des expériences incontournables.
Visite guidée ou autonome ?
Tout dépend de vos préférences, mais chacune des options à ses propres avantages.
- Les naturalistes apportent leur expertise en vous fournissant des informations détaillées sur la biodiversité et en assurant votre sécurité. Ils ont aussi l’œil pour voir les animaux cachés dans la nature. Cependant, les visites guidées ont un certain coût.
- Les visites autonomes offrent plus de liberté et vous permettent de découvrir les lieux à votre propre rythme. Cependant, vous passerez probablement à côté de beaucoup d’animaux et vous n’apprendrez que très peu sur la biodiversité.
Nous vous conseillons de mixer les deux afin de ne pas vous ruiner en payant des guides partout. Sélectionnez dans quels parcs vous souhaitez faire une excursion guidée et ceux dans lesquels vous vous débrouillerez sans. Sachez que certains lieux, comme le parc national Corcovado, ne sont accessibles qu’avec un accompagnateur.
Vaccins recommandés mais pas obligatoires
Notez que pour la majorité des touristes, aucun vaccin n’est obligatoire. Cependant, certains sont recommandés: les vaccins classiques (diphtérie, tétanos, poliomyélite et rougeole), fièvre jaune, hépatite A, hépatite B, Malaria, Rage, Typhoïde. Pour notre part, nous n’avons fait aucun vaccin avant de partir.
Quel budget pour un itinéraire de 15 jours au Costa Rica ?
Les dépenses que nous détaillons ci-dessous sont à titre indicatif. Le budget peut varier en fonction de plusieurs éléments, comme la durée du voyage, le type d’hébergement, le mode de transport, les activités prévues, et bien sûr, vos préférences en matière de confort et de style de vie. Les coûts mentionnés concernent un séjour pour 2 personnes (les montants ont été inscrits en dollars US en date du 31 janvier 2025) (nous n’avons pas pris en compte la période de télétravail avant et après le voyage).
- Voiture de location : nous avons payé 1985 $ US pour un SUV avec 4 roues motrices (4×4) sur une durée de 16 jours.
- Carburant : nous avons parcouru un total de 1990 km pour environ 190 $ US en essence.
- Activités : en regroupant les entrées aux parcs (nationaux et autres), les ponts suspendus, les tyroliennes, la croisière aux baleines, l’excursion à Corcovado, l’activité snorkeling à Caño Island, la chute de La Fortuna, les thermes ainsi que la visite guidée à Manuel Antonio et de nuit, nous en avons eu pour 1250 $ US.
- Hébergements : le prix peut fluctuer considérablement selon le type de logement (hôtel de luxe, hôtel simple, auberge, cabane écologique,…) et sa localisation. Pour notre part, nous avons dépensé un total de 1145 $ USD pour 15 nuits dans des logements plutôt simples mais qui avaient tout le nécessaire, à proximité des lieux touristiques.
- Avion : étant actuellement basé à Montréal, nous avons pris l’avion depuis Montréal jusqu’à Libéria avec une escale à Toronto, le tout pour 1110 $ US pour nous deux.
- Nourriture et restaurants : nous avons dépensé 930 $ US, en combinant quelques petits repas aux restaurants, quelques repas économiques dans des sodas et des repas que nous faisions nous même dans la cuisine de notre hébergement.
- Autres dépenses : nous en avons eu pour 115 $ US pour quelques souvenirs.

Résumé de notre itinéraire au Costa Rica
- Jour 1: Playa Grande et Real près de Tamarindo
- Jour 2: parc national Rincon de la Vieja
- Jour 3: parc national Volcan Tenorio et Rio Celeste
- Jour 4 à 6 : La Fortuna
- Jour 7 et 8 : Monteverde
- Jour 9 : parc national Manuel Antonio
- Jour 10: chutes de Nauyaca
- Jour 11: excursion baleines au parc national Marino Ballena
- Jour 12: snorkeling à Caño Island
- Jour 13: tour guidé au parc national Corcovado
- Jour 14: trajet jusqu’à Montezuma
- Jour 15: visite de la réserve national Cabo Blanco et de Montezuma
- Jour 16: chutes de Montezuma et trajet jusqu’à Samara
Carte de notre road trip au Costa Rica
Jour 1: Playa Grande près de Tamarindo et Playa Real
Ce voyage a commencé différemment cette fois-ci. En effet, avant de commencer notre road trip, nous avons passé quelques jours à Tamarindo pour y faire du télétravail. Hé oui, nous avons la chance de pouvoir faire cela grâce à notre boulot… Ce périple a donc commencé calmement, dans cette petite ville de la Péninsule de Nicoya. Nous avions l’occasion de terminer notre journée en bord de mer avec un petit verre à la main.
Ce que nous avons préféré à Tamarindo, c’est justement l’ambiance en bord de mer, avec tous les bars et restaurants dans lesquels vous pouvez siroter un bon cocktail et manger un bon repas quasiment les pieds dans l’eau. Cependant, Tamarindo reste une ville très touristique, de taille moyenne, avec énormément de monde. En effet, en fin de journée, la plage était toujours bien remplie. Mais nous étions à la période des vacances de Noël, ce qui explique en partie la chose !

Playa Grande
Le 1er jour, puisque la plage de Tamarindo était plutôt bien remplie de touristes, nous avons pris la voiture pour rejoindre Playa Grande, de l’autre côté de l’estuaire. Nous avons garé la voiture près du Taco Star, juste avant la zone payante. Nous nous sommes ensuite baladés jusqu’à Dante’s Rock et Playa Ventanas. Il n’y a pas photo, les lieux sont bien plus calmes par ici! Nous avons vu quelques personnes faire du surf, des gens profiter du soleil et… beaucoup de bernard l’hermitte ! On peut également observer quelques pélicans pêcher dans les eaux de l’océan Pacifique.


Playa Real
De retour sur la route, nous empruntons un chemin un peu cabossé pour atteindre Playa Real. À nouveau nous nous baladons d’un bout à l’autre. Nous avons exploré jusqu’à Roca Grande, qui donne une super vue sur Playa Honda, en passant par Playa Roble. Il n’y avait quasiment personne à ces endroits là. Si vous cherchez des plages reculées et sauvages, ce coin là est super! Nous avons quitté les lieux fin d’après-midi pour rejoindre notre logement proche du lieu de visite du lendemain.

Jour 2: parc national Rincon de la Vieja
En ce deuxième jour de road trip au Costa Rica, le réveil sonne, et nous sortons du lit pour goûter à notre tout premier Casado. Cuisiné par les hôtes de notre Airbnb, ce plat typique principalement constitué de riz, haricots noir et bananes plantains; était très bon et nous a bien rempli le ventre. Nous étions donc prêts à attaquer cette deuxième journée qui s’annonçait plutôt sportive.
Nous logions proche de l’entrée du parc national de Rincon de la Vieja. Pour y accéder, vous devrez passer une barrière fermée et gardée par un employé de l’hôtel Hacienda Guachipelin Volcano Ranch Hotel & Hot Springs. Il vous demandera des frais d’environ 2 $ US en cash par personne pour accéder à la route menant au parc et au parking, et ce même si vous avez réservé votre accès au parc en avance. Ce sont 2 types de frais distincts, donc n’ayez crainte, ce n’est pas un local qui essaie de vous arnaquer ! Une fois la barrière passée, vous roulerez quelques minutes sur une route un peu cabossée pour arriver au centre d’accueil. Le prix d’accès est de 15 $ US.
Randonnée La Cangreja
Si vous êtes plutôt aventurier et que vous n’avez pas peur de transpirer, nous vous conseillons la randonnée de la Cangreja. C’est un sentier aller-retour d’environ 10 kilomètres pour 340 mètres de dénivelé total. Ce qui rend la balade un peu plus corsée c’est la chaleur. Vous débutez la balade dans les bois, puis vous monterez graduellement pour atteindre des plaines. De là, vous pourrez observer la vue et même apercevoir l’Océan Pacifique. Mais gare au vent, qui peut souffler très fort à cet endroit là ! Et prenez encore plus garde au soleil qui en profite que vous soyez à découvert pour tenter de vous brûler ! Vous l’aurez compris, la crème solaire est de mise.
Vous allez ensuite redescendre pour atteindre la superbe chute de la Cangreja. D’une hauteur de 40 mètres, l’eau tombe dans un bassin aux couleurs turquoises entourée de roche et de végétation. Lorsque nous y étions, un employé à l’entrée du parc nous a signalé que nous ne pouvions pas nous y baigner car le courant de la chute était trop fort. Mais c’était tout de même rafraîchissant de recevoir cette légère brume d’eau sur nous ! Profitez bien des lieux et puis il vous restera à faire le chemin en sens inverse. Sur le chemin, nous avons pu voir un toucan et des singes capucins.
Il existe également une autre randonnée menant à une autre chute. Elle est un peu plus courte mais plus exigeante. En effet, il vous faudra monter une pente raide entièrement découverte, vous laissant en proie aux rayons du soleil, pour y accéder. L’employé à l’accueil nous a conseillé de faire uniquement la Cangreja. Mais si vous souhaitez tenter la randonnée de la cascade Escondida, il paraît que la vue est très jolie une fois en haut. Et si vous partez vraiment très tôt et que vous êtes de grands randonneurs, vous pourriez combiner les deux.
Pour information, l’accès à ces sentiers ferme à 12h.

Randonnée Las Pailas
Après avoir bien sué sur la première randonnée, nous enchaînons directement sur la seconde. Le sentier Las Pailas nous permet d’observer des manifestations volcaniques. Hé oui, ne l’oublions pas, il y a un volcan actif par ici! C’est un sentier en boucle de 3,2 km d’un niveau facile avec un dénivelé très faible.
Après avoir marché quelques mètres et après avoir traversé un pont, le chemin se sépare en deux. Nous avons pris à droite, direction un premier lagon avec des fumerolles. En continuant le chemin, on trouve d’autres manifestations volcaniques: des mini volcans, des bassins d’eau et boue bouillonnants, des fumerolles et un mini volcan. Par moment, on peut sentir cette odeur de soufre dégagée par les fumerolles. À la fin, on peut observer une jolie chute d’eau. Et avec un peu de chance et un œil attentif, vous pourrez même observer la faune. Lorsque nous étions au mini volcan, un singe araignée se baladait dans l’arbre juste au-dessus de notre tête. Ni une ni deux, on a profité de cette proximité pour dégainer l’appareil photo et prendre de jolis clichés de l’animal!
Pour information, l’accès à ce sentier ferme à 15h.


Jour 3: parc national Volcan Tenorio et Rio Celeste
Après une nuit bien humide près de l’entrée du parc national du Volcan Tenorio et du Rio Celeste, nous nous réveillons sous un ciel nuageux. Afin d’éviter les foules, nous décidons de partir tôt. Nous commençons la randonnée de 7km au cœur de la forêt tropicale accompagnés d’averses de pluie. Nous gardons bien l’œil ouvert pour tenter d’apercevoir des animaux. Assez rapidement, nous croisons un groupe d’une dizaine de coatis. Ce sont des petites bêtes super mignonnes de la famille des ratons laveurs! Ils sont très curieux et toujours à la recherche de nourriture, vous aurez certainement l’occasion d’en croiser durant votre séjour.
Nous continuons notre chemin et nous arrivons à hauteur de l’attraction principale : la chute Rio Celeste. Nous empruntons les escaliers pour arriver tout en bas, à hauteur du bassin dans lequel l’eau se jette. La couleur bleu ciel de l’eau était impressionnante, même si lors des jours pluvieux, cette couleur ressort moins que lors des jours ensoleillés. Nous remontons pour rejoindre le sentier et continuons vers les points d’intérêt suivants.
Nous arrivons à hauteur du mirador, mais pas de chance, il fait nuageux et nous ne voyons rien! Un peu après se trouve la Laguna Azul d’une couleur bleue intense. Ensuite, il y a les bouillons d’eau. Ce sont en fait des fissures dans le lit de la rivière qui laissent échapper des gaz provenant de l’activité volcanique. Et enfin, au bout du chemin, vous arrivez à El Teñidero, là où les deux cours d’eau se rejoignent et se mélangent pour former la couleur bleue du Rio Celeste. Après cela, il ne vous reste plus qu’à parcourir le sentier dans l’autre sens. Gardez l’œil ouvert, car vous passerez certainement à côté de certains animaux sans vous en rendre compte !

Jour 4 à 6 : La Fortuna
Nous avons passé à peu près 2 jours et demi à La Fortuna afin de bien profiter des nombreuses choses qu’il était possible de faire.
Tour de découverte du café et du cacao
Qui dit Costa Rica, dit café et cacao. Ces deux plantes font partie intégrante de la culture costaricaine. Le pays est mondialement connu pour sa production de café et de cacao. La Fortuna est un lieu de prédilection où les conditions climatiques sont favorables à leur culture toute l’année. Le climat tropical avec des températures modérées en altitude, des précipitations régulières et un sol volcanique riche est parfait pour la culture du café et du cacao.
Pour cette activité, nous avons choisi de faire un tour avec Don Juan car nous avons vu de nombreux avis positifs les concernant. Nous avons commencé l’activité par les plantations de cacao. Le guide nous a expliqué ce que contenait une fève et nous a fait goûter ses différents composants. On vous laisse la surprise, mais vous passerez par des goûts bien différents les uns des autres. Nous en avons appris davantage sur le processus de la récolte du cacao et de la production du chocolat. Nous avons même pu faire notre propre tablette de chocolat à la main ! C’était vraiment une activité amusante qu’on vous recommande.
On a enchaîné sur la plantation de café. L’accompagnateur nous a expliqué les différents types de café, comment les reconnaître, quelles sont leurs différences visuelles et gustatives,… Nous avons également pu voir le processus de récolte. Et à la fin, l’animateur nous a préparé un café costaricien, qui est préparé d’une façon totalement différente de celle qu’on connaît.


Ponts suspendus
Nous avons fait les ponts suspendus assez tôt en matinée de sorte à éviter le monde et à maximiser nos chances d’observer la faune. Le sentier principal fait environ 3,5 km de long et est accessible à tous. Nous vous recommandons de prendre votre temps pour regarder autour de vous et tenter d’observer la faune. Lorsque nous y étions, nous n’avons malheureusement pas vu de mammifères mais nous avons pu voir certains oiseaux comme le Motmot ou le colibri, des vipères et des lézards. Le passage des 6 ponts suspendus est très chouette avec la vue sur la jungle juste en dessous. À la fin du parcours, il y a un mirador qui donne sur le Volcan Arenal mais les nuages le cachait entièrement.
Même si le temps était nuageux, cela ajoutait quelque chose de mystique à l’expérience. C’était une activité ludique mais nous n’avons pas vu beaucoup d’animaux, pas de chance, peut-être que nous en aurions eu plus avec naturaliste ?


Balade au pied du Volcan Arenal
Vous avez plusieurs possibilités pour approcher le volcan Arenal dont le parc national ou l’Arenal Observatory Lodge. Nous avions opté pour le deuxième choix car nous avions vu différents avis qui disaient que la vue était plus belle et qu’il y avait plus de sentiers à découvrir. Quoi qu’il en soit, nous n’avons pas eu la chance de voir le volcan puisqu’il était entièrement couvert de nuages. Nous avons donc commencé par le petit musée qui explique l’histoire du volcan et tous les événements liés. On peut également y observer un graphique de l’activité volcanique des derniers jours. Enfin, des pancartes sur la faune du parc permettent d’en apprendre davantage sur les différentes bêtes qu’il est possible de croiser.
Nous avons emprunté le sentier vers la chute de Danta qui était plutôt petite mais mignonne. Nous avons continué vers le pont suspendu et nous avons enchaîné les sentiers bruns et bleus pour enfin rejoindre le sentier rouge et retourner au parking. Pour terminer, nous avons marché jusque Frog Pond, en passant par le mirador (qui doit être super par temps dégagé). Nous avons pu voir un très grand groupe de coatis, c’était impressionnant! Nous sommes retournés vers la terrasse du restaurant. De là, les chances de voir divers oiseaux sont grandes puisque des plateformes ont été installées et des fruits y sont déposés de temps à autre. C’est là que nous avons pu voir notre tout premier toucan Araçari à collier.
Globalement le parc est chouette, mais nous ne pouvons pas vraiment nous prononcer sur la vue sur le volcan Arenal. Pour tout vous dire, nous avons pu voir le volcan dans son entièreté durant 1 ou 2 heures sur nos 2 jours et demi passés à La Fortuna.

Cascade de La Fortuna
Haute de 70 mètres, la chute de La Fortuna est l’une des plus réputées du pays. L’eau se jète dans un bassin de couleur verdâtre entouré de rochers, de mousses et autres verdures. Pour accéder au sentier menant à la cascade, vous devrez payer 20 $ US par adulte. Une fois l’accueil passé, vous marcherez quelques mètres sur du plat avant d’atteindre une plateforme qui vous donne une perspective de la chute vue d’en haut, au beau milieu de la jungle verdoyante. C’est à gauche que vous trouverez l’escalier de 500 marches qui vous mènera au pied de la chute.
Une fois en bas, vous aurez deux points de vue possibles : celui depuis les rochers au bord de l’eau et celui depuis la plateforme en hauteur. Il est possible de se baigner dans des bassins un peu plus en aval de la chute d’eau. Cependant, quand nous y étions, le courant était trop fort et la baignade était donc interdite.
Le point fort de cette cascade est sa beauté, sa hauteur et son débit. Mais le prix pour y accéder est tout de même excessif pour juste emprunter un escalier et voir la chute. De plus, il y a énormément de monde ce qui dénature encore plus l’expérience.

Sources d’eau chaude
Tout autour du volcan Arenal se trouvent de nombreuses sources thermales chauffées par le volcan lui-même. C’est donc une activité incontournable à faire. Mais ce n’est pas facile de choisir dans quel établissement aller… Le Tabacon est sans doute le plus réputé mais il faut réserver très longtemps à l’avance. Déjà 2 mois avant, toutes nos dates étaient complètes. Nous avons donc dû nous tourner vers un autre endroit. Entre les contraintes de réservation et les contraintes de temps, nous avons décidé d’aller aux Baldi Hot Springs.
L’eau des sources provient de l’activité géothermique de la région. Elle est riche en minéraux et est réputée pour ses bienfaits pour la peau et la relaxation. Baldi Hot Springs offre une variété de piscines chauffées, avec des températures variant de 37°C à 50°C et certains bassins d’eau froide. Les piscines sont aménagées dans un cadre naturel, entourées de végétation. Il y a même un sauna naturel qui se trouve dans une cave en roche. En plus des bains thermaux, le complexe propose également des services comme des massages, des soins de spa, des espaces détente avec chaises longues, des restaurants, et des bars.
Au vu de sa grande taille, ce ne sont pas les thermes les plus tranquilles et intimes. Il y en a certainement d’autres qui sont très bien voir mieux nous y avons cependant passé un agréable moment. Pensez à arriver tôt en journée si vous souhaitez éviter la foule, la plupart des gens arrivent en fin d’après-midi.

Visite d’une réserve avec guide
Avant de quitter La Fortuna, nous avons fait un circuit guidé dans une petite réserve écologique Ecocentro Danaus; moins connue et fréquentée. Nous étions les premiers arrivés et il n’y avait personne d’autre que nous lorsqu’on a débuté l’activité. Nous avons donc eu droit à un tour privé. La réserve couvre environ 3 hectares de zone boisée. Bien que le parcours ne soit pas très long, nous avons eu l’occasion de voir plusieurs animaux grâce à l’œil de notre guide. En effet, nous avons pu voir des paresseux, une maman agouti et son bébé, 2 sortes de hérons, des lézards, la grenouille blue jeans, un écureuil, un Motmot et beaucoup d’autres oiseaux. La réserve possède également une volière où il est possible d’observer plusieurs papillons du Costa Rica.
Nous avons payé 50 $ US par personne pour une activité accompagnée de 2 heures et un accès journalier illimité à la réserve. Il est aussi possible d’y faire des tours en soirée pour observer la faune nocturne.


Route panoramique autour du lac Arenal
Pour rejoindre Monteverde, nous quittons La Fortuna en empruntant la route panoramique du lac Arenal. C’est une route qui tourne beaucoup et qui, par moment, donne sur le lac et le volcan. Cependant, les endroits pour s’arrêter et contempler la vue sont très peu nombreux, ce qui est bien dommage. Il y a tout de même un très joli point de vue de l’autre côté du lac à ne pas rater. Une fois que nous nous sommes éloignés du lac Arenal et que nous nous dirigions vers Monteverde, les paysages ont commencé à changer et les panoramas depuis la route étaient superbes. Nous roulions à travers les collines et plaines vertes sous un joli soleil qui pointait le bout de son nez. Bien que la route ne soit pas en très bon état de ce côté-la, il suffit de faire attention, les vues en valent le coup.

Jour 7 et 8 : Monteverde
Monteverde est une destination incontournable au Costa Rica, surtout pour les amoureux de la nature comme nous. Située dans les montagnes de la Cordillère de Tilarán, cette région est surtout célèbre pour ses forêts nuageuses, un écosystème unique où la végétation dense et la biodiversité sont impressionnantes. Le climat frais et humide de la région crée un environnement idéal pour la faune et la flore.
Réserve forêt de nuages de Monteverde
Malgré un départ matinal et une arrivée à 8h à la réserve avec une réservation faite en avance, nous avons dû attendre une heure pour y entrer. Pourquoi ? Car la réserve n’accepte qu’un certain nombre de visiteurs en même temps et ce quota était apparemment déjà atteint. On nous a donc donné un numéro et on nous a mis dans la file d’attente. Nous devions attendre que d’autres personnes sortent pour pouvoir y entrer. Heureusement, ce ne fut pas trop long: environ 1h d’attente. Ça aurait pu être pire !
La réserve possède plusieurs sentiers bien balisés, adaptés à différents niveaux de marche. Que vous soyez un randonneur chevronné ou que vous préfériez une promenade tranquille, il y a des options pour tous. D’ailleurs, vous pouvez mixer les différents sentiers à votre convenance.
Nous avions décidé d’en faire sa découverte de façon autonome puisqu’il n’est pas possible, budgétairement parlant, de prendre un guide partout. Nous nous armons donc de nos jumelles, notre appareil photo et notre patience pour tenter d’observer la faune et le fameux quetzal resplendissant.
Dans cette réserve, la biodiversité est exceptionnelle. On y trouve environ 400 espèces d’oiseaux, 100 espèces de mammifères, plus de 169 espèces de reptiles et amphibiens, et plus de 2 500 espèces de plantes. Et comme nous venons de le mentionner, la star de la réserve est le quetzal. C’est un oiseau magnifique et coloré, qui est difficile à observer mais qui reste un symbole de la forêt nuageuse de Monteverde. Vous vous demandez si on l’a vu ? Hé oui !
La randonnée dans la réserve
Pour commencer, nous avons emprunté le sentier tout à droite à l’entrée qui se nomme Sendero Nuboso A. C’est sur ce tronçon que nous avons pu voir le quetzal. Bon, on l’admet, on l’a aperçu car un groupe un peu plus loin regardait dans cette direction. Autrement, nous serions surement passé à côté.
Nous avons ensuite suivi le chemin Sendero Nuboso B pour rejoindre le Sendera La Ventana et son point de vue. Malheureusement, les nuages bouchaient la vue. Nous avons ensuite pris le Sendero Camino jusque Sendero El Puente. C’est là que se trouve le pont suspendu rouge qui permet de survoler un petit bout de jungle. Juste après le pont, nous avons pris le Senderi Wilford Guindon pour enchainer sur le Sendero Tosl et enfin sur le Sendero Cuecha menant à la chute. Sur ce tronçon là nous avons pu voir des singes araignées ainsi qu’un paresseux et son bébé qui se cachait plutôt bien mais que nous pouvions tout de même entrevoir. Après cela, retour à l’accueil du parc.

Parcours tyroliennes au dessus de la canopée
Après midi, direction l’un des nombreux parcs de tyroliennes pour une aventure à sensations! C’est le parc Selvatura que nous avons choisi. Il propose un parcours de 3,5 km qui comprend 13 câbles dont un de 1 km de long. Nous avions déjà fait de la tyrolienne auparavant, mais celles-ci étaient juste géniales! Il y avait plusieurs tyroliennes vraiment longues et rapides, et survoler la canopée de cette façon était incroyable ! Nous pouvions faire certaines des tyroliennes à deux, ce qui était encore plus fun.
Vers la fin du parcours, vous avez l’occasion de faire le saut de tarzan (compris dans le forfait de base). Nous vous recommandons de le faire car les sensations sont garanties ! Le parcours se termine avec la longue tyrolienne de 1 km. Vous pouvez d’ailleurs la faire à deux si vous le souhaitez. Et si vous avez envie de savoir ce que c’est de voler, vous pouvez faire la dernière tyrolienne en mode Superman (contre un supplément de 10$ US).
Ce qui nous a un peu attristé lors de cette activité était le temps. Il faisait nuageux et une fine pluie tombait. On ne voyait donc pas très loin depuis les tyroliennes, ce qui est dommage puisque les vues ont vraiment l’air incroyables par temps dégagé. De plus, avec la vitesse, nous recevions toutes les gouttes d’eau dans le visage, ce qui n’est pas des plus agréables… Mais même avec ce temps mitigé, nous avons adoré l’expérience des tyroliennes en elles-même et de l’adrénaline qu’elles procurent.

Tour de nuit dans une réserve
Un incontournable à faire lors d’un voyage au Costa Rica est le “night tour” accompagné. Cela vous permettra de découvrir la faune sous un angle complètement différent. Ce coin de l’Amérique abrite une faune très riche, et une grande partie de cette faune est nocturne. Lors d’un night tour, il est possible de voir des animaux qui sont rarement visibles pendant la journée. Lorsque nous y étions, nous avons pu voir un kinkajou sur sa branche, un singe capucin endormi, des serpents, des grenouilles, différents types de sauterelles et certains oiseaux au repos. Notre accompagnateur nous a donné beaucoup d’informations sur la faune et la flore nocturne. En plus de voir des animaux, nous nous sentions tels des aventuriers avec nos lampes de poches dans le noir à écouter les bruits de la nature.

Réserve Nubosco Santa Elena
Souvent un peu moins fréquentée que la Réserve biologique de Monteverde, mais tout aussi fascinante, la Réserve de Nuage Santa Elena est un excellent choix si vous souhaitez explorer une forêt nuageuse dans un cadre plus calme et intime. Comme dans la Réserve biologique de Monteverde, la Réserve de Santa Elena abrite une grande diversité d’animaux et de plantes.
Quand nous avons démarré, le ciel était dégagé. Nous en avons donc profité pour aller au mirador sur le sentier vert. De là, vous pouvez profiter d’une vue à 360 degrés. Il est possible de repérer au loin certains volcans et même l’océan. Nous avons ensuite enchaîné sur le sentier rouge. Il était un peu plus technique par endroit avec un peu de boue mais ça n’était pas compliqué pour autant. Nous y avons croisé très peu de marcheurs. Nous nous sentions tout petits et seuls dans cette jungle. Cependant, nous n’avons vu que quelques oiseaux. À un moment nous avons vu des arbres bouger mais aucun animal en vue. On a préféré continuer notre chemin au cas où ce serait une bébête un peu moins sympathique, sait-on jamais… À la fin, nous avons récupéré le sentier bleu pour rejoindre l’accueil.

Il était temps pour nous de reprendre la route, direction notre prochaine étape : Quepos. À nouveau, la route dans les montagnes pour quitter Monteverde était super. Mais une fois arrivé en bas sur les grands axes proches des villes, la quiétude de la nature a laissé place… au trafic routier.
Jour 9 : parc national Manuel Antonio
Pour ce 9ème jour de road trip au Costa Rica, nous nous levons à nouveau de bonne heure. En prenant le petit déjeuner, nous pouvions déjà observer des toucans voler d’arbres en arbres. Nous prenons ensuite la voiture pour rejoindre le parc national Manuel Antonio. Nous arrivons vers 8h et il y avait déjà une très longue file pour y entrer. La majorité des gens étaient accompagnés d’un naturaliste. À peine à l’entrée, des singes capucins faisaient leur show en espérant trouver de la nourriture parmis les affaires des touristes.
Visite guidée
Sur place, nous avons décidé de prendre un guide car la majorité des gens le faisait. Une fois l’entrée passée, nous commençons à marcher sur l’allée principale du parc. Il y avait un nombre incalculable de groupes de touristes avec des accompagnateurs. Tout au long de la visite guidée, nous avons pu voir des paresseux, des iguanes, des lézards Jesus-Christ et quelques insectes. Lors du tour, nous avons eu beaucoup de pluie, nous étions d’ailleurs trempés jusqu’aux os! Et bien évidemment, quand il pleut, les animaux se montrent moins… Nous étions donc un peu déçus d’avoir payé un guide pour voir aussi peu de choses.
Randonnée
Quand l’excursion s’est terminée, il ne pleuvait plus, nous avons donc décidé de nous balader encore un peu dans le parc. Nous avons notamment fait la balade Punta Catedral et nous y avons vu plusieurs singes capucins. Nous vous recommandons fortement cette petite boucle car elle propose de jolis points de vue sur la mer et la Playa Manuel Antonio. Le parcours est très bien aménagé et peut facilement se faire avec des enfants en bas âge. En retournant vers les plages, nous avons pu voir d’autres iguanes, une tortue, un crabe multicolore et des singes hurleurs. Bref, nous avons vu autant d’animaux sans notre guide qu’avec.
En résumé, nous avons emprunté ces sentiers: sendero catarata estacional, sendero Perezoso jusqu’à la cafétéria, balade le long de la plage Espadilla jusqu’à Bahia 8 et sendero punta catedral.


Jour 10: Chutes de Nauyaca
Après plusieurs jours de nuages et de pluie, c’est un soleil tapant qui se présente à nous aujourd’hui. Enfin ! Direction les chutes de Nauyaca. Pour y accéder, vous devez d’abord vous rendre au bureau d’accueil qui est sur la route avant de bifurquer sur le chemin du parking. Vous recevrez un ticket à mettre sur votre tableau de bord. Vous devrez ensuite reprendre votre véhicule et tourner sur le chemin à droite quelques mètres plus loin. La route descend fort jusqu’au parking.
La marche jusqu’aux chutes ne fait que 3,2 km, et est d’un niveau accessible à tous. Le sentier est large et monte un peu. Il peut être un peu boueux et glissant par endroits. Aussi, le soleil qui tape peut rendre la balade un peu plus dure. Mais gardez l’œil ouvert, vous pourrez voir des petites (ou grosses) bêtes ici aussi. En ce qui nous concerne, nous avons vu un groupe de singes capucins et des toucans Araçari de Frantzius.
Les chutes de Nauyaca sont constituées de deux grandes cascades. La première mesure environ 45 mètres de hauteur et se jette dans une piscine naturelle assez profonde, parfaite pour la baignade. La deuxième, plus petite mais tout de même impressionnante, tombe sur une série de rochers. La combinaison de ces deux chutes entourées d’une jungle dense et verdoyante crée un paysage magnifique. D’ailleurs, pensez à prendre vos affaires pour vous baigner car le cadre est parfait et vous ne voudriez pas manquer l’expérience. Pour être honnête, les chutes de Nauyaca sont celles qu’on a trouvé les plus charmantes du voyage. Le point négatif était le monde qu’il y avait pour la baignade (à nouveau, peut être dû à la période des fêtes).

Jour 11: parc national Marino Ballena
Le Costa Rica est l’un des meilleurs endroits au monde pour observer les baleines. Sa réputation est bien établie pour les migrations de baleines, en particulier dans la région pacifique. Il y a d’ailleurs un parc national qui y est dédié : Marino Ballena.
Ce lieu est particulièrement reconnu pour sa biodiversité marine, ses magnifiques plages, et son rôle essentiel dans la protection des écosystèmes marins et des baleines. Le banc de sable qui s’étend dans la baie de Uvita, formant une silhouette qui ressemble à une queue de baleine, est l’un des symboles du parc. C’est d’ailleurs de là que le parc tient son nom. Cette formation est particulièrement visible à marée basse. Il n’est d’ailleurs possible de s’y balader et de l’observer qu’à marée basse.
Cette baie est un site de reproduction important pour les baleines à bosse, ce qui explique également l’origine du nom Marino Ballena (qui signifie « baleine marine » en espagnol). C’est un endroit privilégié pour l’observation de ces impressionnantes créatures. Elles viennent dans les eaux chaudes du Costa Rica entre décembre et avril, mais aussi en juillet-août pour donner naissance à leurs petits.
Excursion en bateau pour voir les baleines
Le parc est un habitat clé pour plusieurs espèces marines, y compris les baleines à bosse, les dauphins, les tortues marines, et une grande variété de poissons tropicaux. Il abrite également de vastes récifs coralliens essentiels à la survie de nombreux animaux marins. Lors de notre sortie en bateau, nous avons eu l’occasion de voir 3 fois des baleines. Et la chance était avec nous puisque nous avons eu l’opportunité d’apercevoir leur queue. Nous avons aussi vu 2 sortes de dauphins et des tortues.
Nous avions réservé cette excursion quelques jours avant, mais nous vous recommandons de la faire dès que possible car il est tout de même difficile de trouver de la place last minute comme nous l’avons fait. Sur l’embarcation, nous étions 12 touristes, ce qui était raisonnable comparé à d’autres bateaux. L’activité a duré environ 4h. Le capitaine faisait tout son possible pour que nous puissions voir des baleines. Une fois que nous les avions aperçues à trois reprises, il a décidé de s’éloigner des autres bateaux à la recherche d’un endroit plus tranquille pour voir des espèces marines. C’est là que nous avons vu des dauphins et des tortues. Nous avons aussi eu l’occasion de sauter dans l’eau pour faire une petite baignade au milieu de l’océan. Et en remontant dans l’embarcation, nous avons eu droit à un petit verre de jus de fruits, de l’ananas et de la pastèque.

Observation d’une relâche de bébés tortues
Le parc s’étend sur plusieurs kilomètres de plages de sable fin. C’est un lieu de nidification pour les tortues marines (notamment les tortues olivâtres). D’ailleurs, nous avons eu la chance de pouvoir observer une association relâcher des bébés tortues sur Playa Hermosa. Cette association passe au moins une fois par jour tout au long de la période de ponte (environ de juillet à décembre) sur la plage. Ils ramassent un maximum d’œufs et les placent en couveuse jusqu’à leur éclosion, environ 60 jours plus tard. Elles sont ensuite relâchées.
Ceci est réalisé dans un but de protection de l’espèce. En effet, les œufs sont sujet au braconnage et sont également dévorés par de nombreux prédateurs naturels. En protégeant ces œufs, leur taux de survie est plus élevé et cela aide à la conservation de ces espèces en danger. Et voir ces bébés tortues avancer vers la mer et se faire emporter par les vagues est presque émouvant…

Route jusque Bahia Drake
Après cette journée sur la mer, nous avons pris la route direction Bahia Drake. Les paysages tout au long du trajet sont agréables. La route menant à Bahia Drake n’est globalement pas goudronnée. Il y a des trous par ci par là, mais cela reste raisonnable si vous y allez avec un véhicule qui tient un minimum la route. Le propriétaire de notre Airbnb nous a conseillé de ne pas utiliser Maps mais Waze. Il paraîtrait que Maps vous fait utiliser un chemin qui traverse une rivière alors que Waze pas. Quoi qu’il en soit, si vous arrivez face à une rivière, c’est que ce n’est pas la bonne voie !

Jour 12: snorkeling à Caño Island et balade sur le Bahia Drake Trail
Caño Island
L’île de Caño est située dans le Parc National Isla del Caño, au large de la côte ouest sud. Il est possible d’y accéder via des excursions depuis Bahia Drake, Sierpe et même Uvita. C’est l’un des meilleurs sites de plongée sous-marine et de snorkeling du pays. Elle est réputée pour ses eaux cristallines, sa biodiversité marine exceptionnelle, et ses récifs coralliens préservés. Le parc est une zone protégée, ce qui a permis de préserver sa faune et sa flore marine.
Lors de la préparation du voyage, nous avions effectivement vu beaucoup de possibilités pour la plongée. Mais n’ayant pas de certificat de plongée, nous nous sommes tournés vers le snorkeling. Nous avons donc pris le bateau en matinée et nous avons fait une première session de snorkeling proche d’une des plages de l’île. Mais pas de chance, l’eau bouge beaucoup et nous ne voyons pas grand chose à part quelques poissons. En prime, une méduse s’est bien attaquée à moi… ouille! Nous mettons un pied à terre une bonne demi-heure sur l’île. Nous avions le temps de grimper jusqu’au point de vue qui donne sur la plage et l’océan. Le panorama est très joli!
Nous remontons dans le bateau et nous nous dirigeons en plein milieu de l’océan pour notre deuxième session snorkeling. J’y vais avec appréhension, de peur de me faire piquer à nouveau par des méduses. Notre guide a réussi à nous montrer des barracudas. Mais à part ça, pas de chance, nous n’avons vu que quelques poissons. Sachant qu’il est possible d’y voir des tortues, raies, dauphins, requins et autres poissons tropicaux, nous étions assez déçus. En plus Julien a eu le mal de mer ! Pour terminer l’excursion, nous retournons vers le continent pour passer un peu de temps sur la plage San Josecito. Une fois de retour à Bahia Drake, nous avions droit à un casado, de quoi remettre Julien de ses émotions…

Bahia Drake Trail
Qu’on se le dise, il n’y a pas beaucoup d’activités gratuites à faire sur la côte ouest du Costa Rica. Mais le Bahia Drake Trail est une exception… C’est un parcours assez accessible qui serpente à travers une forêt tropicale humide dense et le long de paysages côtiers magnifiques. Il fait environ 11 km de long (donc 22 km aller retour). Mais puisque c’est un aller-retour, vous pouvez vous arrêtez quand vous le souhaitez pour faire le chemin en sens inverse. Pour notre part, nous ne sommes allés que jusque Cocalito Beach. Nous nous y sommes baignés avant de revenir à Bahia Drake. Sur le chemin, nous avons vu un groupe de singes capucins et des aras.

Jour 13: excursion guidée au parc national de Corcovado
En ce 13ème jour de road trip au Costa Rica, le réveil a sonné à 5h. Tels des guerriers, nous devions partir de bonne heure pour rejoindre le parc national de Corcovado, l’un des parcs les plus emblématiques et les plus spectaculaires du Costa Rica. C’est aussi l’un des lieux les plus riches en biodiversité de la planète (on y retrouve environ 2% de la biodiversité mondiale). Situé sur la Péninsule d’Osa, le parc couvre environ 42 000 hectares de plages isolées, de montagnes, de forêts tropicales humides, de rivières et de marécages.
Nous avons démarré notre excursion guidée avec 1h15 de bateau depuis Bahia Drake. Le trajet était agréable car le soleil se levait doucement derrière les collines et les températures étaient agréables. Les paysages étaient très jolis. Une fois arrivé à l’entrée du parc, nous rejoignons notre accompagnateur. Après nous avoir donné des consignes de sécurité, le guide commence la promenade par un chemin moins fréquenté.
Rapidement, nous avons la chance de voir des oiseaux, des lézards, des iguanes et des singes écureuils. Il existe 4 types de singes au Costa Rica: le singe hurleur, le singe araignée, le singe capucin et le singe écureuil. Ce dernier était le seul que nous n’avions pas encore pu voir. C’est le plus petit des singes, avec son poids plume de moins d’un kilo. Il bougeait très vite et était difficile à prendre en photo, mais il était très mignon.
Par la suite, nous avons pu voir un paresseux accroché en haut d’un arbre qui cachait son petit. Et juste après, nous sommes tombés nez à nez avec un gros serpent. Bien que impressionnant, il n’était pas une menace pour nous puisque c’était une espèce qui se nourrit exclusivement d’oiseaux qu’il attrape dans les arbres. Avec ses 2 mètres et demi de long, nous étions ébahis. Un peu plus loin sur le chemin, outre les oiseaux, nous apercevons également des singes hurleurs, puis des singes araignées. S’en suivent les crocodiles au bord de l’eau. L’un d’eux ouvrait grand la bouche pour réguler sa température corporelle.
Nous nous rendons ensuite au refuge de la Sirena pour reprendre des forces et déguster un casado. Après cette pause, nous reprenons notre chemin. Assez vite, le guide repère un caïman bien caché dans une genre de flaque d’eau stagnante. En retournant vers l’entrée du parc, nous croisons des singes capucins et, à nouveau, des singes araignées. Malheureusement, notre guide a tout tenté pour essayer de trouver un tapir ou un fourmilier, mais pas de chance, ils devaient être bien cachés ce jour-là.
Ce fut notre meilleure expérience du voyage. Nous avons eu l’occasion de voir beaucoup d’animaux, avec un guide super intéressant, sous un beau soleil. De plus, nous n’étions quasi jamais à proximité des autres groupes, ce qui nous donnait l’impression d’être seul dans ce parc naturel (mise à part au moment de manger).
Après avoir rejoint Bahia Drake en bateau, nous prenons notre voiture pour remonter jusqu’à Uvita où nous avons passé la nuit.

Jour 14: trajet jusqu’à Montezuma
Notre 14ème jour de road trip au Costa Rica n’est pas des plus intéressant. Nous avions juste prévu de remonter la côte jusqu’à Puntarenas pour y prendre le traversier et atteindre notre prochaine étape : Montezuma. Mise à part le pont aux crocodiles, la route entre Uvita et Puntarenas n’avait rien de grandiose. Par contre, une fois sur la péninsule de Nicoya, les paysages étaient bien plus chouettes!
Le pont aux crocodiles
Le Crocodile Bridge est un endroit populaire pour observer les crocodiles au Costa Rica près de Tarcoles. Ce lieu est bien connu pour être un site d’observation facile où l’on peut voir des crocodiles géants dans leur habitat naturel, notamment dans le fleuve Tarcoles, qui traverse la région. Ces reptiles peuvent atteindre des tailles énormes, certains crocodiles adultes mesurant jusqu’à 5 à 6 mètres de long. Les crocodiles sont souvent bien visibles, surtout pendant les heures chaudes de la journée, lorsqu’ils viennent se chauffer au soleil. Nous en avons compté 10, mais il y en avait sûrement d’autres mieux cachés! C’était vraiment impressionnant, surtout qu’on se trouvait à peine à quelques mètres au-dessus d’eux!

On a ensuite repris notre chemin pour prendre le traversier de Puntarenas jusqu’à Paquera. La durée du trajet était d’environ 1h15. Lorsque le bateau s’approche des côtes de la Péninsule de Nicoya, les paysages sont de plus en plus jolis. Une fois sorti, nous prenons la route pour Montezuma. Le trajet a duré environ 1h et les paysages sont très agréables. Nous sommes arrivés en début de soirée à notre logement.
Jour 15: visite de la réserve national Cabo Blanco de Montezuma
15ème jour de road trip au Costa Rica et, jusque là, tout s’était bien passé. Mais ce matin, en retrouvant la voiture, quelle ne fut pas notre surprise de voir notre pneu arrière droit dégonflé… Heureusement, cela a vite été réglé, et nous avons pu entamer la journée avec juste 1h de retard.
Créée en 1963, la Réserve Naturelle Absolue Cabo Blanco est la première réserve naturelle protégée du territoire. Elle marque le début du mouvement environnemental costaricien. Cabo Blanco abrite une biodiversité impressionnante. La réserve couvre une superficie d’environ 1 172 hectares de forêt tropicale sèche et humide, ainsi qu’une zone maritime protégée de 1 790 hectares. C’est une réserve strictement protégée, ce qui signifie que ses activités sont limitées pour minimiser l’impact humain.
Il y a 2 possibilités de sentier à faire sur place. Le plus réputé est El Sueco car il mène à une plage de sable blanc déserte : Playa cabo Blanco. Le sentier fait environ 10 km en aller-retour. Il peut être boueux et très glissant, ce qui rend la marche plus difficile, nous en avons fait l’expérience… Mais une fois arrivé à la plage, vous pouvez vous reposer, manger votre pique nique, prendre un bain de soleil, et vous baigner si les conditions sont bonnes. Tout au long du chemin, il est possible d’observer diverses petites bêtes, poilues ou non. Nous avons croisé des singes capucins, des singes hurleurs et des coatis. Mais il est aussi possible de voir des fourmiliers.
Le chemin pour s’y rendre est seulement en partie goudronnée. Il y a quelques trous, mais à nouveau, en faisant attention, cela se fait facilement.

Après notre randonnée, nous nous rendons jusqu’au village de Montezuma pour le visiter. C’est assez mignon et animé mais très petit. Mais la promenade est vite faite. Il y a 2-3 rues, avec des boutiques artistiques, quelques restaurants et la plage. L’ambiance y est plutôt décontractée.

Jour 16: chutes de Montezuma et trajet jusqu’à Samara
Pour ce dernier jour de notre périple, nous nous rendons au matin aux chutes de Montezuma. Elles sont composées d’un ensemble de trois cascades.
Les chutes
La cascade la plus haute mesure environ 25 mètres de haut et elle est entourée d’une végétation luxuriante. Pour y accéder, il faut généralement faire une petite marche à travers la jungle. Celle-ci n’est pas des plus simples! Pour y accéder, vous devrez garer votre voiture près du parking dédié (vous le trouverez sur maps sous ce nom : “Montezuma Waterfalls Trailhead and Parking Lot”). Pour accéder au parking, vous devrez payer. C’est pourquoi nous vous recommandons de vous garer sur la rue près du parking, ou dans le centre de Montezuma et de venir jusqu’au parking à pied. Le sentier en lui-même n’est pas payant.
La randonnée
Et maintenant place à notre expérience… Nous avons commencé le sentier et nous avons rapidement fait demi-tour étant donné sa difficulté. Il fallait grimper sur des rochers glissants, mais ce n’était pas cela qui nous a empêché d’aller plus loin. Nous étions sans doute parmi les premiers à prendre le chemin et n’avions donc personne à suivre. À un moment, nous sommes arrivés à un endroit mais nous ne voyions plus par où il fallait aller. Fallait il encore longer la rivière ou la traverser ? Nous regardons de l’autre côté de la rivière pour tenter de voir un chemin mais nous ne le trouvions pas. Sur internet, nous avions effectivement lu que ce sentier n’était pas évident, mais qu’il existait d’autres endroits d’où démarrer pour accéder aux chutes un peu plus facilement.
Nous nous rendons donc sur un petit parking en bord de route entre Butterfly Brewing Co et le chemin menant à Sunshine Sanctuary. Nous marchons sur ce chemin, et au bout à gauche se trouve un sentier. Il faut descendre jusqu’à une petite tonnelle ou un monsieur vous fera payer un droit d’accès de 2 $ US par personne. De là, il y a un chemin pour accéder aux chutes supérieurs, et un chemin pour accéder à la chute inférieure. Nous avons d’abord fait les chutes supérieurs.
Nous descendons ensuite sur un chemin en parfait état… facile jusque là! Une fois en bas, nous apercevons la chute inférieure. Cependant, il fallait traverser la rivière… mais au moins, cette fois, nous savions où nous devions aller ! La traversée n’est pas longue mais il faut faire attention où mettre ses pieds car il y a du courant et si vous déséquilibrez un petit peu, vous pourriez tomber dans l’eau (oui oui ça sent le vécu!). D’ailleurs, prévoyez des chaussures pour l’eau, ce sera plus facile qu’à pieds nus.
Une fois devant la chute, vous pouvez en profiter pour vous reposer un peu et vous baigner un peu. Mais attention, il y a tout de même du courant donc je vous conseille de rester sur le bord ou bien de savoir nager un minimum. Globalement, nous ne recommandons pas cette balade car le chemin n’est vraiment pas adapté et même parfois dangereux. De plus, si vous faites les chutes Nicoya vous serez probablement déçu par la chute de Montezuma. Le trajet n’en vaut vraiment pas la chandelle.

Samara
En début d’après-midi, nous partons direction Samara, où nous passerons 4 jours pour y faire du télétravail. Ce petit village est authentique et nous avons apprécié passer nos fins de journée sur sa plage et dans les quelques petits bars-restaurants de bord de mer.

Notre avis sur notre itinéraire de 2 semaines au Costa Rica
Finalement, ce road trip de 2 semaines au Costa Rica a entièrement répondu à nos attentes. Nous avons découvert de nouveaux paysages et fait de très belles rencontres animalières. Nous aurions très envie d’y retourner pour faire la partie est du territoire.
Nos coups de coeur
Voici les lieux et activités que nous avons préféré sur notre itinéraire au Costa Rica :
- Top 3 des routes panoramiques : la route de la Fortuna jusque Monteverde, la route dans la péninsule d’Osa jusqu’à Bahia Drake et la route dans le sud de la Péninsule de Nicoya.
- Top 3 des chutes que nous avons préféré : Nauyaca, la Cangreja et Rio Celeste.
- L’activité la plus amusante : les tyroliennes au-dessus de la canopée à Monteverde.
- Notre meilleure visite guidée: parc national de Corcovado.
Et plus globalement, voici ce qu’on a le plus aimé de notre voyage au Costa Rica :
- La diversité des paysages : entre les jungles, les volcans, les montagnes, les chutes d’eau et les plages, on ne se lasse pas des paysages.
- La nature et la faune : cette région du globe possède une très belle biodiversité et nous avons pu voir de nombreux animaux plus ou moins facilement.
- La sécurité : le Costa Rica est l’un des territoires les plus safe d’Amérique centrale, et nous pouvons le confirmer puisque nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité ni même regardé car nous étions blanc et touristes.
- La sympathie des gens : que ce soit au restaurant, lors d’excursions ou lors de visites guidées, les locaux ont toujours été très sympathiques avec nous, normal quand on sait qu’une grande partie de leur économie repose sur le tourisme.
Les points négatifs
Bien que cette contrée soit superbe, il y a toujours quelques points négatifs à chaque voyage. En voici quelques uns:
- Le monde : il y avait beaucoup de touristes dans certains lieux, ce qui dénaturait parfois un peu le paysage.
- Le prix : globalement, la location de voiture, les restaurants et les activités sont chers, d’autant plus que presque tout est payant.
- Les routes : il y a pas mal de passages avec des nids de poule assez gros, il faut donc toujours faire attention, mais en réalité, ce n’est pas un point bloquant du tout!
- Le climat : la météo peut être très changeante et imprévisible, on ne peut jamais se fier entièrement aux prédictions (dans le bon ou le mauvais).
Et voilà, nous espérons que cet article de notre blog de voyage au Costa Rica vous aidera à organiser l’itinéraire de vos rêves ! Pura vida, comme on dit là bas !
À propos de l’auteur de cet article

Moi c’est Anaïs et je suis passionnée de voyages. J’adore par dessus tout la nature et les animaux. J’ai commencé à voyager en 2019 lorsque j’ai rencontré Julien. Désormais, voyager est devenu ma plus grande motivation. En 2024, j’ai décidé de partager tout ça avec vous en créant le blog Mes voyages et moi. Alors n’hésitez pas à nous suivre et partez à la découverte du monde avec nous!
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